Le mot féminisme apparaît en français à la fin du XIXe siècle, popularisé notamment par la militante Hubertine Auclert dans les années 1880 pour désigner les mouvements réclamant l'égalité de droits entre les femmes et les hommes. Il regroupe depuis un ensemble de théories, de mouvements sociaux et de revendications politiques, plus qu'une doctrine unique.
Historiquement, on distingue souvent plusieurs "vagues" : le combat pour le droit de vote et l'accès à l'instruction au tournant du XXe siècle, la remise en cause des rapports de pouvoir dans la sphère privée et professionnelle à partir des années 1960-1970, puis des courants plus récents attentifs aux différences entre femmes selon la classe, l'origine ou la sexualité. Le terme recouvre aujourd'hui des sensibilités parfois opposées, du féminisme libéral au féminisme radical.
Cette diversité alimente des débats internes vifs, sur la place du corps, du travail domestique, de la sexualité ou de la place des hommes dans la lutte, ainsi que des critiques externes, qui accusent certains courants d'excès idéologique ou de perte de contact avec les préoccupations concrètes d'une majorité de femmes.