L'expression anglo-saxonne "slut-shaming" s'est diffusée dans les années 2000-2010 avec les mouvements féministes en ligne, notamment les "SlutWalks" ("marches des salopes") nées à Toronto en 2011, après qu'un policier eut suggéré aux étudiantes d'éviter de s'habiller "comme des salopes" si elles ne voulaient pas être agressées.
Le terme désigne le fait de dénigrer, moquer ou stigmatiser une personne, le plus souvent une femme, pour son comportement sexuel réel ou supposé, jugé trop libre au regard de normes sociales : nombre de partenaires, tenue vestimentaire, attitude sur les réseaux sociaux. Un exemple typique est la circulation d'un surnom dévalorisant à propos d'une camarade jugée trop entreprenante sexuellement, sans équivalent symétrique appliqué aux garçons dans une situation comparable.
Le concept est largement repris dans l'éducation à la sexualité et dans le débat sur le double standard sexuel entre hommes et femmes. Il est parfois critiqué pour son usage extensif, certains estimant qu'il sert à disqualifier d'avance toute critique d'un comportement, y compris quand celle-ci ne porte pas réellement sur la sexualité de la personne visée.