L'écoféminisme est un courant de pensée et de militantisme apparu dans les années 1970, dont le terme est attribué à l'écrivaine française Françoise d'Eaubonne en 1974. Il part de l'idée que la domination exercée sur les femmes et celle exercée sur la nature partagent des logiques communes, héritées d'un même rapport de pouvoir centré sur le contrôle et l'exploitation.

Le courant n'est pas homogène et rassemble en réalité des sensibilités assez différentes. Certaines de ses variantes, plus anciennes, associent les femmes à une proximité "naturelle" avec la terre ou le vivant, par exemple à travers la maternité ou les cycles biologiques, une lecture aujourd'hui jugée essentialiste et critiquée y compris par d'autres féministes. D'autres versions, plus matérialistes, écartent au contraire cette idée d'une nature féminine et analysent plutôt les systèmes économiques et sociaux qui exploitent conjointement les femmes et les ressources naturelles, sans leur attribuer de proximité particulière.

L'écoféminisme irrigue aujourd'hui certains mouvements écologistes et féministes contemporains, en France comme ailleurs, tout en restant minoritaire et discuté, notamment sur la solidité scientifique et politique de ses parallèles entre exploitation de la nature et condition sociale des femmes.